Dans le cadre des recherches liées au parchemin, Louis-Joseph vous envoya à Saint-Jérôme afin d'interroger Alexandre, un Baali infernaliste en exil, à propos du sceau principal du document. Bien qu'une inquisition ait été menée le siècle dernier afin d'enrayer les infernalistes de l'île de Montréal, Alexandre trouva refuge dans le sous-sol de la cathédrale de Saint-Jérôme, jouissant d'un anonymat à peu près complet. Dès lors, il en fit un centre de recherches dont les activités se rapprochent toujours de l'infernalisme, la principale différence résidant dans l'avancement de sa science plutôt que dans la réalisation active du dessein de son maître Metathiax, démon de la maladie.
Alexandre a pu identi
fier la nature du sceau en question, coulé à même le sang de ses signataires, dont un infernaliste. Autrement dit, ce document constitue une bombe à retardement pour les personnes qui le détiennent, à savoir l'association qu'on pourrait en faire dans le cadre de cette chasse aux sorcières millénaire.De retour à Montréal, Louis-Joseph vous détaille l'histoire obscure des infernalistes de la région. Avant même la colonisation de l'Amérique par les européens, les épidémies se succédaient au sein des différentes nations autochtones, fruit de l'action infectieuse de Metathiax. Afin d'y faire face, les différentes tribus iroquoises organisées en confédération mirent sur pied une véritable armée afin de le chasser définitivement, mais c'est l'action des shamans hurons qui fut déterminante. Incapables de le repousser par la force physique, les hurons réussirent à emprisonner Metathiax sous cette montagne qu'on connait aujourd'hui comme le Mont-Royal à l'aide de la magie arcane. Dès lors, le démon était privée de toute altération physique du monde extérieur, quoi qu'il continuait à interagir pleinement avec le monde spirituel et en partie avec le monde physique, dès que des entitées étrangères en prenaient l'initiative, un peu comme on rend visite à un prisonnier.
Quand les européens arrivèrent en Amérique, les vampires avec eux, et fondèrent Ville-Marie, un infernaliste entra en contact avec Metathiax. Celui-ci s'appellait Terrence de Bouville et fut son premier émissaire, jusqu'à ce d'autres vampires le démasquent et l'exécutent. Le démon disposa par la suite d'un certain nombre d'émissaires, dont le plus important était un Setite haïtien nommé Sangris. Inquiets du culte de ce démon en sol montréalais, les autorités déclenchèrent une inquisition pour y mettre définitivement un terme, l'inquisiteur italien DeSoto s'en chargeant personnellement. C'est avec un zèle particulier qu'il s'appliqua à éliminer chaque infernaliste qu'il trouva, le tout couronné du bûcher de Sangris.
Toutefois, et il s'agit ici d'un fait seulement connu de Louis-Joseph et des quelques infernalistes ayant survécu à cet épisode, Sangris usa de thaumaturgie obscure au moment où il se faisait immoler afin d'interchanger son esprit avec celui de DeSoto, permutant ainsi leurs corps et mettant un place une imposture qui devait tromper tout l'ordre vampirique.

À l'ombre de ce qui demeure encore un mystère face à ce parchemin qui revêtit toujours plus d'importance, Louis-Joseph semble croire qu'on dispose d'une piste importante auprès des infernalistes et souhaite maintenant entrer en contact avec DeSoto, qui se trouve aujourd'hui au Vatican. Il souhaite aussi avoir plus de renseignements sur cette magie si puissante qu'elle retient un démon prisonnier des siècles durant, originaire de la tribu Huron-Wendat, la plus grosse communauté se trouvant à Wendake, près de Québec.
